#GrüneDebatte17

Une passion pour la santé, ce bien commun par excellence

Que dire de mon engagement chez les Verts? Peut-être y étais-je prédestiné …

Mes parents étant engagés depuis de nombreuses années chez les Verts, ma voie était déjà toute tracée ! Et quel drame aurait été mon engagement pour un parti de droite ! Non, je plaisante. L’ouverture d’esprit et le respect de l’autre font partie intégrante de mon éducation et, bien qu’issues d’une famille dans la pure tradition valaisanne, mes idées ne sont en rien conservatrices.

Est venu ensuite le temps de commencer des études universitaires. Et en Valais, cela signifie obligatoirement quitter le canton. Pour suivre mes études de médecine, j’ai donc découvert Lausanne, ville de gauche par excellence. Et le contraste fut saisissant. Parce qu’à Lausanne, on y découvre non seulement une politique différente, mais également une incroyable diversité culturelle et ethnique, loin de la misère sociale de mes origines.

… la nécessité de ne pas laisser ce pouvoir à certaines personnes aux compétences relatives ou aux intérêts douteux.

Mes convictions politiques se sont construites ainsi au fil des années, surtout ma certitude de l’importance de la politique dans notre société et, par conséquent, la nécessité de ne pas laisser ce pouvoir à certaines personnes aux compétences relatives ou aux intérêts douteux.

Dès lors, je suis entré chez les Jeunes Verts valaisans, et j’ai pris part à ma première campagne électorale pour le Conseil national en été 2015. Notre résultat anecdotique me confirma la justesse du célèbre adage « l’important, c’est de participer ». Bien que nous ayons récolté à peine plus d’1% des suffrages, le travail au cours de la campagne et la collaboration avec les autres Jeunes Verts ont été particulièrement enrichissants.

je pense que les Verts devraient orienter leur programme selon 2 axes : rationalité et équité.

Le dynamisme de la section valaisanne et la constante progression des Verts en Valais lors des élections suivantes m’ont motivé à m’engager davantage. C’est pourquoi, lorsque le poste de co-président des Jeunes Vert-e-s suisses s’est libéré, j’ai décidé de me porter candidat. Etant finalement le seul à me présenter, il faut reconnaître que ce ne fut pas l’élection la plus difficile.

Je défends une approche rationnelle de la politique, où l’intérêt public prime sur l’individu et où la protection de l’environnement reste le pilier fondamental de la durabilité de notre société. Par conséquent, pour répondre à ces 2 aspects, je pense que les Verts devraient orienter leur programme selon 2 axes : rationalité et équité. Autrement dit, faire aussi bien avec moins et pour plus. L’épuisement des ressources naturelles, la pollution de l’air, de l’eau et du sol ainsi que le réchauffement climatique seront responsables de crises humanitaires et sanitaires majeures, s’ils ne sont pas combattus rapidement et efficacement.

De même, il est tout à fait incompréhensible que des peuples souffrent encore de la faim alors que plus d’1 milliard d’êtres humains sont en surpoids ou obèses et que 40% des denrées alimentaires sont gaspillées. Nous produisons sur Terre largement assez de calories pour nourrir tous les êtres humains. Il est donc de notre devoir de combattre cette injustice alimentaire.

L’alimentation n’est qu’un exemple, car nous devons revendiquer plus de justice dans tous les domaines sociétaux : égalité des droits, commerce équitable, parité salariale, … Un domaine me tient particulièrement à cœur : la santé. A mes yeux, elle est le bien commun par excellence. Tout Etat doit avoir comme mission prioritaire de garantir la santé de ses citoyens et leur accès aux soins.

1 personne sur 5 a renoncé à des soins pour des raisons financières en 2015 en Suisse. Ceci ne doit pas être toléré.

Or, nous vivons une période de tension au sein de notre système de santé. D’une part, les progrès scientifiques offrent des soins excellents, permettant d’améliorer le pronostic de nombreuses maladies auparavant mortelles. D’autre part, ces progrès entraînent des coûts en constante augmentation depuis de nombreuses années. Et associé à notre système de facturation, la conséquence en est interpellante : 1 personne sur 5 a renoncé à des soins pour des raisons financières en 2015 en Suisse. Ceci ne doit pas être toléré.

L’indispensable transition écologique de notre société n’est réalisable que si tous les citoyens bénéficient d’une sécurité sociale et sanitaire suffisante. Et tant la défense de l’environnement que la lutte contre les inégalités ou encore la promotion de la paix ont comme point de convergence la santé de chacun, définie par « un état de complet bien-être physique, mental et social ».

Le programme des Verts devrait donc répondre à cet enjeu illustré par les 17 objectifs du Millénaire pour le développement durable de l’OMS. Tel sera en tout cas le sens de mon engagement au sein des Jeunes Vert-e-s suisses.

 

Kevin Morisod
Kevin Morisod, 23 ans, membre du comité des Jeunes Verts valaisans, vient d’être élu co-président des Jeunes Verts suisses. Etudiant en médecine proche du diplôme, il tient tout particulièrement à la solidarité internationale : il a ainsi présidé une association engagée en Suisse et dans des pays en voie d'industrialisation en faveur d'un meilleur accès à la médecine des populations vulnérables.

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